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Le jour J - Le repas - Ne soyons pas trop rigoristes !

Ne soyons pas trop rigoristes !

L'usage interdisait autrefois de couper la salade avec son couteau. C'était pour la raison que les lames de fer s'oxydaient au contact du vinaigre, produisant un goût désagréable et gâtant l'instrument.

Aujourd'hui que les lames de couteaux sont en acier inoxydable, rien n'interdit de s'en servir afin de morceler une feuille trop grande pour être introduite dans la bouche.

Le foie gras se coupe bien plus proprement avec un couteau qu'avec tout autre instrument : ne vous embarrassez donc pas de la coutume qui veut qu'on le serve avec une cuiller trempée dans un seau d'eau très chaude. Si vous vous trouvez dans une maison où l'on sacrifie à cette habitude désuète, replacez, après usage, la cuiller là où vous l'avez prise, c'est-à-dire dans le seau.

D'aucuns, qui sont nombreux, prétendent que les asperges peuvent se manger avec les doigts. Évidemment on peut toujours, mais, ce faisant on se met de l'eau plein les doigts et ce n'est guère agréable. Il n'y a aucune raison de ne pas se servir de son couteau et de sa fourchette pour couper, de l'asperge, tout ce qui peut l'être et est, de ce fait, parfaitement consommable.

Les fruits, d'une certaine taille se coupent et se pèlent à l'aide du couteau et de la fourchette à dessert. On y parvient sans trop de peine, pour peu qu'on s'y soit exercé un peu. Si l'on n'est pas sûr de sa dextérité, plutôt que de faire jaillir un morceau sur le plastron de son voisin, on pourra, après avoir coupé le fruit en quatre, élever chaque quartier au bout de sa fourchette et le peler

en introduisant le couteau entre la pulpe et la peau qu'on maintiendra contre la lame avec le pouce pour la tirer, s'il s'agit d'une pêche, la faire glisser au fur et à mesure de l'avancée de la lame s'il s'agit d'une pomme ou d'une poire.

Les oranges se préparent en tenant le fruit de la main gauche et en pratiquant à la lame du couteau quatre à six incisions méridiennes dans l'écorce que l'on retire ensuite. La seule précaution à prendre est de ne pas léser la pulpe. Si elle est restée intacte, il n'y aura aucune projection de jus quand on retirera les secteurs d'écorce ou qu'on séparera les quartiers, les doigts resteront propres.

Les petits fruits à noyau (prunes, cerises) et les raisins se servent fraîchement lavés ou accompagnés d'une coupe à demi pleine d'eau dans laquelle baignent quelques glaçons. Si les fruits sont dépourvus de queue, on les retirera de l'eau avec une cuiller (de préférence ajourée) pour les déposer dans son assiette : vos successeurs n'ont peut-être pas envie de laver leurs fruits dans l'eau de votre rince-doigts. Ces fruits seront mangés à la main, un par un, les noyaux seront recueillis, au fur et à mesure, du bout des lèvres, dans la fourchette tenue de l'autre main.

S'il s'agit de fruits de taille moyenne (abricots, prunes, reines-claudes) qu'il serait difficile de manger élégamment en les introduisant entiers dans la bouche, on ne les pèlera pas mais on les coupera en deux, au couteau et à la fourchette, et on extraira le noyau avant de porter chaque moitié à sa bouche.

Les petites baies telles que groseilles, fraises, framboises, sont servies toutes préparées et consommées à la cuiller à dessert.

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Ne soyons pas trop rigoristes
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